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lundi 26 décembre 2011

Evolution du nombre d’hôtels en France métropolitaine

Les étoiles gratuites du nouveau classement hôtelier
La nouvelle classification hôtelière de 2009 va avoir pour conséquence une montée en gamme d’un grand nombre d’hôtels, à l’instar du groupe Accor qui l’a décidé pour ses 1.400 adresses en France. Concrètement, les hôtels s’inscrivent pour gagner une étoile supplémentaire au moment de leur demande de nouveau classement. Cette situation est favorisée par un nouveau référentiel aux critères 5 fois plus nombreux que pour les normes de 1986, mais très minimaliste dans les exigences.

Le groupe Accor sera-t-il suivi dans cette voie du surclassement par ses concurrents, chaînes et indépendants ? Un rapport parlementaire d’octobre 2011 confirme que 49 % des hôteliers nouvellement «panonceau rouge» ont d’ores et déjà demandé un surclassement pour leur hôtel. Ces étoiles supplémentaires, faciles, risquent de causer un grand tort au secteur, par rapport aux clients quand ils tiennent encore compte des étoiles. Car la majorité de ces surclassés n’auront fait aucun effort pour enrichir leur prestation et/ou moderniser leur offre, tout en tentant d’augmenter leurs prix avec le prétexte d’être désormais dans une gamme au-dessus. La notion de «montée en gamme» n’est donc qu’artificielle et n’a rien à voir avec une amélioration de la qualité de l’offre hôtelière. C’est également très périlleux sur un plan marketing, avec un risque évident de décrochage/ fuite de la clientèle.

  • Evolution du nombre d’hôtels classés de tourisme en France métropolitaine depuis 1995
Rappel : ce tableau regroupe à la fois les hôtels classés selon les normes de 1986 et les nouveaux classés selon les normes de 2009. A partir de juillet 2012, le classement 0 étoile aura disparu..


 

  • Evolution de la capacité moyenne des hôtels classés de tourisme en France métropolitaine depuis 1995 (en nombre de chambres par hôtel)

La réduction du nombre d’hôtels, avec une concentration de la perte sur les gammes économiques s’explique globalement par :
* Des liquidations et fermetures définitives, par perte de marché, manques de financements et/ou désaffection des clientèles, notamment dans les petites structures indépendantes à bas prix par manque de rentabilisation et d’attrait par la clientèle ; cela concerne principalement les hôtels en milieu rural et surtout en espace de montagne.
* Des cessations d’activité par des exploitants accédant à la retraite, sans possibilité de voir reprendre leur affaire.
* Des hôtels de bord de mer vendus notamment à des promoteurs et transformés en logements, phénomène favorisé par la «Loi Littoral» interdisant les constructions neuves.
un transfert d’hôtels classés vers l’hôtellerie non classée, soit par demande volontaire de déclassement, soit par non-conformité avec les normes en vigueur.
* Un redéploiement dans les centres villes où le foncier et les prix de revient plus chers justifient la création d’hôtels plus haut de gamme. La clientèle étrangère recherche également des hôtels 3 à 5 étoiles en centre-ville et stimule ainsi la création de ces établissements dans les sites et villes touristiques.
* La recherche d’une meilleure rentabilité.
* Le nouveau classement hôtelier entré en vigueur pour les hôtels 5 étoiles depuis janvier 2009 et janvier 2010 pour les autres catégories. Près d’un hôtel sur quatre, à ce jour, — mais la proportion va sans doute aller en augmentant par le choix du groupe Accor (voir ci-dessous) — demande une étoile supplémentaire en profitant d’un contenu de nouvelles normes peu exigeant.

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